Les sports mécaniques illustrés en noir et blanc avec la technique du lavis à l’encre de chine

Le noir et blanc est aussi puissant que ces machines qui roulent vite ou qui volent haut. Il est une ré-invention des clichés de presse du début du 20 eme siècle. Rapide et difficile à contrôler, ce mélange d’eau et d’encre de Chine file sur le papier comme une formule 1 sur la piste.

La puissante beauté en noir et blanc

Le lavis est une technique picturale consistant à n’utiliser qu’une seule couleur (à l’aquarelle ou à l’encre de Chine) qui sera diluée pour obtenir différentes intensités de couleur. Les bâtons d’encre noire artisanaux offrent alors des nuances de couleurs monochromatiques en rapport avec le support. « Monochrome » à l’encre ne doit pas être entendu au sens d’un noir pur. Le blanc est obtenu par la blancheur du support ou parfois par réhaut de blanc (craie, gouache ou encre de Chine blanche par exemple). Les Chinois utilisent également des bâtons d’encre de Chine en différentes couleurs (rouge, jaune, vert, bleu, etc.).

Par extension on utilise le mot « lavis » pour désigner les œuvres réalisées avec cette technique (par exemple « lavis de Victor Hugo »). L’utilisation de l’encre naturelle de seiche ou sépia donne des tons brun clair caractéristiques des lavis anciens. Autre extension, « lavis » est utilisé pour désigner une façon de travailler une couleur très diluée par opposition à un travail plus dense, par exemple une aquarelle est constituée de lavis successifs rehaussés de détails.

Le dessin et les lavis à l’encre de Chine relèvent d’une tradition très ancienne. L’encre de Chine antique est formée d’un mélange de noir de fumée, de gommes variées et d’essences particulières, mis à sécher en bâtonnets. Ils sont diluables à l’eau sur une pierre abrasive. Elle sert autant à la peinture qu’à l’écriture.

Il faut distinguer entre l’encre traditionnelle d’origine chinoise qui se présente sous forme de bâton solide, et la forme « moderne » qui est liquide dans de petits flacons.
L’une et l’autre sont très noires et résistent à la lumière. Cependant l’encre sous sa forme moderne présente une différence importante: elle est indélébile. Cette particularité permet au tracé initial (une fois sec) de ne pas se diluer lorsqu’on lui superpose une couche de couleur à base d’eau (encre, aquarelle).